***Jonbeo (존버) = tenir bon, s’accrocher coûte que coûte, persévérer malgré tout
(= 끝까지 버티다 / 포기하지 않고 계속 견디다)
📰 Source : https://sports.khan.co.kr/
🕒 Publié le : 28 novembre 2025 à 08h22
✍️ Auteur : Lee Da-won (이다원 기자)
📸 Crédit photo : tvN / Kyunghyang Shinmun
Le drama du week-end de tvN, Typhoon Family, ravive l’esprit de “jonbeo”, cette idée selon laquelle tenir bon permet de surmonter les épreuves.
À l’approche de sa fin, Typhoon Family s’est imposé comme un drama reliant « générations et époque ». Sans raconter une success-story grandiose, la série met en lumière la lutte quotidienne de personnes ordinaires qui devaient reprendre leur souffle, se relever et survivre un jour de plus. En retraçant l’esprit de résistance de l’époque de la crise du FMI, Typhoon Family réveille chez les téléspectateurs d’aujourd’hui ce « mental Typhoon » qui a permis de traverser la crise.

Le drama prend pour cadre la crise financière de 1997. Il s’intéresse aux histoires de citoyens ordinaires confrontés de plein fouet et d’un patron de PME portant le poids de la subsistance de ses employés, une fille aînée responsable du foyer, des jeunes et des salariés supportant la dureté du présent en espérant un meilleur lendemain. Il dépeint avec réalisme comment ces citoyens ordinaires, pris dans une tempête économique, ont trouvé la force de tenir jour après jour malgré les chutes et les difficultés.
Kang Taepoong (Lee Junho) et Oh Miseon (Kim Minha) en sont les visages symboliques. Taepoong, passionné de fleurs et de musique, devient du jour au lendemain chef de famille et PDG après la mort de son père (Sung Dong-il), devant sauver une entreprise au bord de l’effondrement. Miseon, l’aînée qui porte sa famille à bout de bras, doit ouvrir elle-même la voie pour devenir une véritable « sangsaman ». Leur histoire reflète la réalité vécue par la génération frappée par la crise du FMI : moins une quête de succès éclatant qu’un parcours de persévérance nourri par la solidarité et l’espoir.
À leurs côtés se trouvent les employés de Typhoon Family, eux aussi en pleine lutte. Go Majin (Lee Chang-hoon), devenu père d’un deuxième enfant, affronte la responsabilité accrue de nourrir sa famille ; Cha Seontaek (Kim Jaehwa), poussée au bord du gouffre, tente de réparer son erreur ; Gu Myeonggwan (Kim Song-il) retrouve peu à peu sa place alors qu’il se sentait devenir invisible dans la société ; Baek Songjung (Lee Sangjin), avec son énergie de la génération X, joue un rôle déterminant. Tous résistent ensemble à la vague de la crise du FMI.
Hors de l’entreprise aussi, des personnages portent le poids de leur vie quotidienne. Wang Nam-mo (Kim Minseok), dont la famille s’est effondrée du jour au lendemain, continue de travailler en disant : « Je ne tomberai pas ici. Je suis le chef de famille, je dois vivre durement ». Oh Miho (Kwon Hansol), dont l’admission finale en école de personnel navigant a été annulée, tient bon chaque jour en tant qu’hôtesse de grands magasins pour permettre à sa sœur d’aller à l’université. Jung Jeongmi (Kim Ji-young), passée du statut de mère au foyer de Gangnam à ouvrière en couture dans un quartier pauvre, déclare : « Mon fils ne manquera jamais un repas ». Kim Eulnyeo (Park Sung-yeon), qui après 32 ans de service se retrouve licenciée lorsque sa banque ferme du jour au lendemain, victime en plus d’une escroquerie, se relève encore

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