Lee Junho et Berluti partagent une histoire qui nous a donné envie de découvrir les ateliers parisiens de la Maison.
Le 17 octobre, nous étions dix membres de l’association Lee Junho France à pousser les portes des ateliers Berluti, à Paris. Une visite que nous attendions avec beaucoup de curiosité, puisque Lee Junho est aujourd’hui ambassadeur de cette Maison que nous souhaitions découvrir autrement qu’à travers les photos de ses campagnes.
Nous savions que nous allions parler de chaussures, de cuir et de savoir-faire. Nous ne nous attendions pas forcément à être autant marquées par les personnes que nous allions rencontrer, ni par l’histoire qui se cache derrière cette collaboration.
© lisa hoarau IG @lisaasphotos
Un accueil chaleureux et attentionné
Dès notre arrivée, Agathe, Charlotte, Anthony et toute l’équipe Berluti nous ont accueillies avec une gentillesse qui nous a beaucoup touchées. Pas de distance, pas de visite expédiée : nos hôtes ont pris le temps de nous expliquer leur travail, de répondre à nos questions et de partager avec nous ce qui fait l’identité de la Maison.
Plusieurs d’entre nous ont eu cette même impression : celle d’être reçues avec une attention particulière, presque comme des clientes habituelles.
Au fil de la visite, nous avons compris que Berluti ne se résume pas à un nom prestigieux. Derrière la marque, il y a une histoire familiale, des personnalités qui l’ont façonnée et des équipes qui continuent à la faire vivre au quotidien.


Fondée à Paris en 1895 par Alessandro Berluti, la Maison a construit son identité autour du travail du cuir et de la chaussure sur mesure. La place d’Olga Berluti dans cette histoire nous a également intéressées, tant son parcours et sa vision ont contribué à façonner l’univers de la maison.
Ce qui nous a frappées, c’est la façon dont cet héritage reste présent sans paraître figé. On le retrouve dans les créations, bien sûr, mais aussi dans les conversations avec le personnel. Chacun semble avoir quelque chose à raconter sur la Maison, son histoire ou son métier.
Lee Junho et Berluti : une histoire qui a commencé bien avant leur collaboration
C’était sans doute l’une des questions que nous avions le plus envie de poser.
Pour nous, qui suivons Lee Junho depuis longtemps, cette visite avait une dimension particulière. Nous connaissions son rôle d’ambassadeur, mais nous voulions comprendre comment s’était construite sa relation avec Berluti.

« The Great Escape » à Séoul, le 2 août 2023
Ce que nous avons appris nous a particulièrement touchées : Junho était déjà client de la Maison avant d’en devenir l’ambassadeur. Il appréciait ses créations et lui était fidèle bien avant que cette collaboration ne soit officialisée.
Cette précision peut sembler simple, mais elle change beaucoup de choses dans la manière dont nous percevons ce partenariat. Il ne s’agit pas seulement d’une marque qui choisit une personnalité pour représenter son image. Il y avait déjà une histoire entre Junho et Berluti.
C’est cette antériorité qui nous plaît. Junho connaissait la Maison, portait ses créations et appréciait son univers. Berluti a ensuite choisi de s’associer à quelqu’un qui avait déjà un lien personnel avec elle.
Au cours de nos échanges, Anthony nous a également parlé de Junho avec beaucoup de gentillesse, le décrivant comme quelqu’un d’adorable. Pour nous qui l’admirons depuis longtemps, ce petit témoignage a forcément eu une résonance particulière.
Nous sommes venues pour découvrir les ateliers, mais nous sommes aussi reparties avec une meilleure compréhension de ce qui relie notre artiste à cette Maison. Et, pour une association de fans, ce n’est pas un détail.
Dans l’atelier, une autre idée du luxe
En entrant dans l’atelier, l’ambiance nous a surprises. Loin de l’image parfois impressionnante que l’on peut se faire d’une grande Maison de luxe, nous avons découvert un espace intime, presque comme un appartement aménagé pour le travail des artisans.
Les chaussures sont partout : exposées dans les vitrines, rangées dans les bibliothèques, présentées sous différentes formes et à différents stades de création. La lumière fait ressortir les couleurs du cuir et les nuances des patines. Et puis il y a cette odeur caractéristique du cuir, qui donne immédiatement au lieu une atmosphère particulière.
© Christelle trebern / IG @fee__tetel
C’est Anthony Delos, maître bottier, qui nous a guidées dans la découverte de ce métier. Son parcours de compagnon du Devoir et du tour de France et son titre de Meilleur Ouvrier de France témoignent de son expérience. Pourtant, ce qui nous a surtout marquées pendant ses explications, c’est sa manière de parler de son travail avec passion et simplicité.
Il nous a montré que la fabrication d’une chaussure sur mesure commence bien avant le premier morceau de cuir découpé. Il faut d’abord rencontrer le client, comprendre ses goûts et imaginer avec lui la chaussure qui lui correspondra : sa forme, ses couleurs, ses détails et ses finitions.
Vient ensuite la prise de mesures, accompagnée des empreintes des pieds. Ces étapes permettent d’étudier leur morphologie et de préparer une forme adaptée. Nous avons ensuite découvert les différentes phases de fabrication : la sculpture de la forme en bois, le patronage, la coupe, le piquage et le montage cousu main.
Anthony nous a expliqué qu’une paire de chaussures sur mesure peut demander près de 60 heures de travail. En découvrant toutes ces étapes, nous avons mieux compris ce que représente ce chiffre. Chaque détail compte et rien n’est laissé au hasard.
Le cuir lui-même demande une véritable connaissance. Il faut savoir le choisir, le travailler et anticiper sa réaction. Puis vient la patine, qui apporte aux chaussures leurs nuances et leur caractère si particulier.
Nous regardions les modèles exposés différemment au fil des explications. Ce qui pouvait sembler être une belle chaussure au premier regard devenait le résultat d’un ensemble de gestes, de choix et d’heures de travail que nous n’imaginions pas forcément.
Un métier qui s’apprend aussi auprès des autres
Un autre point nous a particulièrement intéressées : la place accordée à l’apprentissage et à la transmission.
Le métier de bottier ne s’acquiert pas en quelques semaines. Il faut observer, pratiquer, recommencer et apprendre auprès de personnes qui maîtrisent déjà ces gestes. Le compagnonnage et l’ accompagnement des apprentis permettent de transmettre des techniques, mais aussi une façon de travailler et de respecter la matière.
© Patricia Le Gouge / IG @pat75lg
Nous avons aimé découvrir cette dimension du métier. Derrière le prestige d’une Maison comme Berluti, il y a des artisans qui ont consacré des années à perfectionner leurs gestes, et qui prennent à leur tour le temps de transmettre ce qu’ils ont appris.
Cette continuité est essentielle pour que ces métiers d’art ne disparaissent pas. Elle rappelle aussi que le luxe ne tient pas uniquement au nom inscrit sur un produit ou à la qualité des matériaux : il repose sur des compétences humaines, une expérience et un travail qui ne peuvent pas être improvisés.
Ce que nous retenons de cette journée
Lorsque nous repensons à cette visite, nous ne retenons pas seulement les étapes de fabrication d’une chaussure ou les modèles que nous avons découverts.
Au-delà du savoir-faire, nous garderons surtout le souvenir d’une belle rencontre humaine. La simplicité des échanges, les anecdotes et l’attention portée à nos questions nous ont permis de découvrir la Maison Berluti à travers celles et ceux qui la font vivre.

Et puis, il y a ce lien avec Junho. Le fait d’apprendre qu’il était client de Berluti avant d’en devenir ambassadeur a donné une résonance particulière à toute cette découverte. Nous avons pu mieux comprendre l’univers de la marque qu’il représente aujourd’hui, mais aussi ce qui rend leur collaboration différente à nos yeux.
Un grand merci à Agathe, Charlotte, Anthony et à toute l’équipe Berluti pour leur accueil, leur gentillesse et ce moment privilégié que nous ne sommes pas près d’oublier.
Nous sommes reparties avec beaucoup de belles images en tête, une meilleure compréhension du métier de bottier et, surtout, le sentiment d’avoir découvert une facette de Berluti que l’on ne voit pas forcément de l’extérieur.
« Pour Lee Junho France, cette visite restera un joli souvenir : celui d’avoir marché sur les pas de Junho, tout en découvrant les femmes et les hommes, les gestes et l’histoire qui se cachent derrière une Maison qu’il appréciait déjà bien avant de la représenter.«




































































2 Responses
Un moment précieux, passionnant, dans les coulisses de cette grande maison. Un accueil chaleureux et convivial. Merci d’avoir pu participer à cet événement
Mémorable journée chez la maison Berluti
avec la team « Leejunho France »
Un grand merci encore aux équipes Berluti qui nous ont accueillis si chaleureusement.